La réinsertion : fil conducteur des IPPJ

11182797_1616978261880877_8096021094062383197_oAvec les membres de la Commission de l’aide à la jeunesse du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, nous avons la chance de faire le tour des IPPJ de Wallonie et de Bruxelles afin de nous rendre compte de la réalité sur le terrain.

Le Brabant wallon compte deux IPPJ: l’un basé à Wauthier-Braine (centres ouvert et fermé) et l’autre à Braine-le-Château (centre fermé). Nous les avons visités.

Les adolescents qui y sont placés ont, en règle générale, entre 14 et 18 ans. Cependant, il arrive que certains y soient déjà, exceptionnellement, admis à 13 ans et que d’autres n’en soient pas encore sortis à 19 ans.

Au total, 321 places et 5 dites d’urgence, sont réparties entre les 5 centres de Wallonie, qu’ils soient ouverts et/ou fermés.

Le recours à un type de placement ou l’autre se décide en fonction de la gravité de l’infraction commise par le jeune et de sa situation personnelle.

La réinsertion sociale est, en général, le fil conducteur des politiques menées en IPPJ! Dans chaque centre, différents programmes pédagogiques, correspondants aux différentes sections, sont mis en place afin de trouver la méthode de travail la plus propice à la réinsertion individuelle de chacun. La durée moyenne d’un placement s’étend de 6 à 9 mois et au cours de celui-ci, l’adolescent change régulièrement de section en fonction de son évolution personnelle.

Après une période d’observation par l’équipe pluridisciplinaire, le jeune fait l’objet d’un programme individuel d’intervention, présenté à l’autorité mandante et à son entourage. Les objectifs à atteindre sont donc très personnalisés!

Les diverses activités qui ponctuent une journée type, restructurent, tout d’abord, le mode de vie des jeunes et leur réapprennent à avoir confiance en eux. Au travers elles, de nouvelles habiletés sociales leur sont inculquées. On mise donc tout sur la « capacitation » du jeune. C’est-à-dire qu’on lui donne la possibilité de se prendre en charge lui-même, ce qui engendre en lui une prise de conscience sur ses capacités.

Les cours généraux, les ateliers professionnels, les activités sportives et les sorties, encadrées ou non, participent à un projet de réinsertion spécifique à chaque jeune dont la réussite dépend bien souvent de la collaboration avec la famille et/ou l’entourage.

Un des maillons de l’Aide à la jeunesse qui semble bien mené donc! Cependant, les responsables, que nous avons rencontrés, réclament la mise en commun des données avec le SPF Justice pour davantage de cohérence ainsi qu’une distinction, dans la loi, au niveau du projet pédagogique, entre centre fermé et ouvert.

Ces visites, très intéressantes, nous ont permis d’observer que les secrets de la réussite résident dans la confiance, le travail en réseau, l’implication de la famille, la communication positive et les activités de réinsertion. Un travail considérable qui est encadré par les équipes d’éducateurs, d’infirmiers, de dirigeants et de professeurs que nous félicitons pour leur implication professionnelle absolument admirable.

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