Le logement devrait être un droit fondamental … 

« Le logement devrait être un droit fondamental … »

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… Telle fut la juste conclusion d’un sans-abri au terme d’une heure d’échanges enrichissants et constructifs …

Ce mercredi 30 septembre, je me suis rendue au Centre de jour pour sans-abris de l’ASBL « Un toit un cœur », situé à Louvain-la-Neuve, pour y rencontrer ses bénéficiaires et travailleurs sociaux. Le seul en Brabant-wallon !

En pénétrant dans les locaux, j’ai directement été surprise par l’exiguïté des lieux. Et pourtant, tous les jours, plus de 20 personnes fréquentent le centre et presque autant de chiens. Surtout sur le temps de midi … Il n’y a pas assez de place pour que chacun puisse profiter de son repas assis, même pas assez de place pour que chacun puisse profiter de son repas au chaud !!!

Et ce n’est que la partie cachée de l’iceberg. Certains sans-abris ne souhaitent pas fréquenter le centre par peur de manquer des heures de manche, d’autres par pudeur !

Le plus éreintant pour eux, il est vrai, est de faire quotidiennement face au jugement. Beaucoup n’ont pas choisi d’être dans cette situation, certains la vivent très mal et se battent pour en sortir. Malheureusement le combat est presque perdu d’avance car sans logement il est difficile, voire impossible, de trouver du travail et sans travail, il est également difficile, voire impossible, de trouver un logement. Dès lors, comment sortir de ce cercle vicieux ?

Ne jugeons pas, comprenons, agissons surtout !

D’abord en allant leur rendre visite … Car un peu de compagnie, ça réchauffe les cœurs. Car l’écoute, ça permet de se rendre compte.  Se rendre compte de quoi ? Que la situation est si complexe, qu’elle ne peut être comprise sans en avoir pris conscience sur le terrain. Que LA solution n’existe, sans doute, pas mais qu’il faut, à tout prix, se mobiliser pour l’améliorer.

Comment ?

En leur offrant un refuge plus grand. C’est la priorité, compte tenu du taux de fréquentation en constante augmentation. Plus 36% par rapport à l’année précédente.

En mettant à leur disposition un abri de nuit, ne fût-ce que pour l’hiver qui approche à grands pas. Un hôtel social serait l’idéal ! Car, encore une fois, par pudeur tous ne sont pas en mesure de pousser la porte d’un grand dortoir et d’affronter le regard des autres dans leur plus stricte intimité. Mettez-vous à leur place …

Ce sont les deux souhaits qu’ils expriment clairement. Mais au-delà de ça, les travailleurs sociaux confient : « La solution au sans-abrisme est à chercher au niveau de petites structures d’accueil et d’un accompagnement personnel et individuel. »

Alors, je souhaite agir, dans la limite de mes compétences, en réfléchissant à des pistes concrètes qui pourraient répondre à leurs besoins, en posant les questions adéquates au Ministre compétent pour faire avancer sa politique en la matière, …