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Brexit: Échec ou opportunité ?

13509108_1238185652858553_4091603618124615198_nAujourd’hui je pense aux nombreux écossais, irlandais,
gallois et anglais qui ont voté pour
le maintien de leur pays dans l’Union européenne. Aujourd’hui je pense à Jo Cox, qui a été assassinée, la semaine dernière, pour le simple fait d’avoir défendu ses convictions progressistes de liberté.

Après des mois de discussions, de tensions, de drames humains et de mensonges, les citoyens du Royaume-Uni ont votés, par référendum, pour la sortie de l’Union Européenne.

Si les Britanniques ont voté pour un Brexit, la sortie ne se fera pas du jour au lendemain. A présent, c’est un mécanisme complexe de négociations et de traités qui va se mettre en place.

L’histoire entre l’UE et la Grande-Bretagne a subis quelques turbulences, et ce depuis le début de l’adhésion au projet européen. Souvenons-nous du malheureux « I want my money back » de Margaret Thatcher. Cependant, cette décision du peuple britannique est un véritable choc et engendre bien d’autres questions. Ainsi, l’Irlande du Nord et l’Ecosse, qui ont majoritairement voté pour le maintien, estiment maintenant devoir quitter l’Union Jack par intérêt national.

Oui, la sortie de la Grande-Bretagne est un échec. Un échec pour le symbole que représente l’Union. Un échec pour les pères fondateurs qui rêvaient de cette Europe Unie, paisible et solidaire. Un échec pour toutes ces années de négociations qui, à la fin, semblent n’avoir été que vaines. Enfin, cette sortie est également un affront aux millions de britanniques qui désiraient rester dans L’UE.

Il ne faut pas se voiler la face, Si la victoire du « non » au référendum est décrite, par certains, comme un sursaut de liberté et de souveraineté, elle démontre l’ampleur grandissante des replis égoïstes et nationalistes. Ces derniers  bourgeonnent un peu partout en Europe, que ce soit en France, aux Pays-Bas ou même, ici, en Belgique. Comment faire face à cette situation ? Comment rattraper la « sauce » ?

Mais envisageons, un instant, la situation sous un autre angle : la sortie britannique peut également être vue comme une opportunité unique de changer l’Union Européenne. Celle-ci est devenue, aujourd’hui, une machine bureaucratique dominée par les lobbys des grandes entreprises et par la pensée libérale qui, depuis la crise de 2008, n’a pu empêcher la mise place d’une politique d’austérité étranglant les citoyens européens. Le rejet du citoyen par rapport aux institutions démontre bien l’échec du projet européen de ces dernières années et nous devons réagir face au résultat de ce matin comme une opportunité unique de remise en question.

Relevons-nous et repartons sur de nouvelles bases !  Unifions les pays qui veulent réellement un projet commun et transformons l’échec britannique en l’aubaine d’une transformation sociale et citoyenne de l’Union Européenne… Nous devons faire de cet échec une force et réformer en profondeur nos institutions européennes pour une Europe plus solidaire et tolérante, ouverte sur le monde dans le respect de chacun.

 Commémoration de la Bataille de Gembloux-Chastre

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Ce dimanche 15 Mai 2016 avait lieu le 76ème anniversaire de la Bataille de Gembloux-Chastre, la plus grande action française de chars blindés de la campagne de 1940. Les troupes réunissaient des marocains, des algériens, des tunisiens et des sénégalais, exilés de leur village par l’armée française. Des hommes et des adolescents, venus défendre la Belgique et ses valeurs de liberté. La plupart d’entre eux n’avaient jamais mis un pied en Europe avant et beaucoup y ont perdu la vie !

Cette bataille, trop souvent oubliée des livres, est pourtant le premier combat de chars de l’Histoire. Elle a, par ailleurs, permis aux armées alliées de gagner du temps pour défendre d’autres villes belges.

Nous vivons actuellement une période trouble, marquée par les extrémismes de tous genres. Dans ce contexte, les commémorations et devoirs de mémoires sont plus que jamais essentiels. Il faut que la jeunesse se souvienne de ce genre d’événement. Qu’elle se souvienne de celui-ci, entre autres, qui, d’une certaine manière, lie deux continents.

Grâce à l’ambassadeur du Maroc et à André Flahaut, nous avons eu l’occasion de poursuivre les commémorations officielles par un repas convivial avec la communauté marocaine de la Fédération.

Derrière les barreaux de la prison de Saint Gilles…

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À la suite d’économies imposées par le pouvoir fédéral, la prison de Saint-Gilles a dû rationaliser ses effectifs. Ceci entrainant cela, par manque d’agents pénitentiaires, la direction de la prison a décidé, le 30 juin 2015, de supprimer la quasi-totalité des activités collectives jusqu’au 30 septembre dernier. Faute d’accord entre l’administration pénitentiaire et les syndicats du personnel, les activités n’ont, cependant, pu reprendre à la date prévue.

Malgré un courrier officiel, datant du mois de septembre dernier, du Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge des Maisons de justice, Rachid Madrane et de ses homologues, adressé au Ministre de la Justice, lui demandant d’intervenir d’urgence pour débloquer la situation, rien n’y fit jusqu’alors.

Plus de 6 mois donc que les détenus n’ont plus accès aux cours, à la salle de sport, à la bibliothèque et toutes autres formes d’activité sociales et culturelles. Plus de 6 mois qu’ils sont, de ce fait, privés de leurs droits les plus strictes. Plus de 6 mois également que les  communautés ne peuvent plus exercer leurs compétences d’aide et de soutien à leur égard.

Face à cette situation persistante déplorable, j’ai posé une question au Ministre début janvier et lui ai proposé d’organiser une visite sur le terrain avec les membres de la commission Maison de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

C’est dans ce contexte que je me suis rendue, ce mardi 8 mars 2016, à la prison de Saint-Gilles avec quelques-uns de mes collègues députés, afin d’exercer notre mission de contrôle des infrastructures publiques. Une visite enrichissante, certes, mais frustrante surtout puisque nous n’avons pas reçu l’autorisation de rencontrer des détenus, ni de voir les douches et les cachots, malgré notre insistance. Un fait interpellant,  qui mérite d’être creusé !

Cette visite aurait-elle aidé à débloquer la situation ? Peut-être puisque le matin même, Rachid Madrane répondait, à une question de ma collègue Virginie Gonzalez sur le sujet, que des avancées avaient été actées lors de la dernière réunion du Comité de concertation, le 24 février dernier. La Direction y a d’ailleurs annoncé que la pratique des cultes, celle du sport et l’accès à la bibliothèque reprenaient progressivement jusqu’à la fin du mois de mars. Date à laquelle les activités socioculturelles des communautés pourraient également être envisagées. Une bonne nouvelle puisqu’à l’image de ce qu’a eu l’occasion de nous glisser furtivement un détenu, croisé au détour d’un couloir, l’urgence est palpable. Le sport, c’était sa manière de décompresser, de déconnecter. Sans ça, il reste enfermé toute la journée dans sa cellule et ça devient invivable.

Dans un mois, le Gouvernement fédéral présentera un rapport sur l’état d’avancement de la situation lors du prochain Comité de concertation. Je ne manquerai pas de demander au Ministre Madrane de nous en faire état en Commission et de poursuivre le combat si ce dernier ne s’avère pas satisfaisant.

« Le logement devrait être un droit fondamental … »

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… Telle fut la juste conclusion d’un sans-abri au terme d’une heure d’échanges enrichissants et constructifs …

Ce mercredi 30 septembre, je me suis rendue au Centre de jour pour sans-abris de l’ASBL « Un toit un cœur », situé à Louvain-la-Neuve, pour y rencontrer ses bénéficiaires et travailleurs sociaux. Le seul en Brabant-wallon !

En pénétrant dans les locaux, j’ai directement été surprise par l’exiguïté des lieux. Et pourtant, tous les jours, plus de 20 personnes fréquentent le centre et presque autant de chiens. Surtout sur le temps de midi … Il n’y a pas assez de place pour que chacun puisse profiter de son repas assis, même pas assez de place pour que chacun puisse profiter de son repas au chaud !!!

Et ce n’est que la partie cachée de l’iceberg. Certains sans-abris ne souhaitent pas fréquenter le centre par peur de manquer des heures de manche, d’autres par pudeur !

Le plus éreintant pour eux, il est vrai, est de faire quotidiennement face au jugement. Beaucoup n’ont pas choisi d’être dans cette situation, certains la vivent très mal et se battent pour en sortir. Malheureusement le combat est presque perdu d’avance car sans logement il est difficile, voire impossible, de trouver du travail et sans travail, il est également difficile, voire impossible, de trouver un logement. Dès lors, comment sortir de ce cercle vicieux ?

Ne jugeons pas, comprenons, agissons surtout !

D’abord en allant leur rendre visite … Car un peu de compagnie, ça réchauffe les cœurs. Car l’écoute, ça permet de se rendre compte.  Se rendre compte de quoi ? Que la situation est si complexe, qu’elle ne peut être comprise sans en avoir pris conscience sur le terrain. Que LA solution n’existe, sans doute, pas mais qu’il faut, à tout prix, se mobiliser pour l’améliorer.

Comment ?

En leur offrant un refuge plus grand. C’est la priorité, compte tenu du taux de fréquentation en constante augmentation. Plus 36% par rapport à l’année précédente.

En mettant à leur disposition un abri de nuit, ne fût-ce que pour l’hiver qui approche à grands pas. Un hôtel social serait l’idéal ! Car, encore une fois, par pudeur tous ne sont pas en mesure de pousser la porte d’un grand dortoir et d’affronter le regard des autres dans leur plus stricte intimité. Mettez-vous à leur place …

Ce sont les deux souhaits qu’ils expriment clairement. Mais au-delà de ça, les travailleurs sociaux confient : « La solution au sans-abrisme est à chercher au niveau de petites structures d’accueil et d’un accompagnement personnel et individuel. »

Alors, je souhaite agir, dans la limite de mes compétences, en réfléchissant à des pistes concrètes qui pourraient répondre à leurs besoins, en posant les questions adéquates au Ministre compétent pour faire avancer sa politique en la matière, …

Invendus mais pas perdus : Une conférence sur l’aide alimentaire en Brabant wallon

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Une personne dont le revenu n’atteint pas 973 € par mois est considérée comme vivant sous le seuil de pauvreté. En Belgique, on en compte 1 sur 7. Par manque de moyens, beaucoup de ces personnes ne savent pas subvenir à tous leurs besoins et se tournent vers l’aide alimentaire. Quotidiennement,  237.000 personnes y ont recours.

Ce lundi 14 septembre à 19h30 le Forum d’André Flahaut a organisé, en la Salle Defalque de Court-Saint-Etienne, une conférence – débat, sur les invendus alimentaires. Petit élément original : pour rentrer les participants devaient apporter une denrée alimentaire non périssable. L’ensemble de la récolte sera remis à une épicerie sociale.

Sous la houlette de Max Zimmermann, Directeur de Tv Com, la télévision locale du Brabant-wallon, 5 orateurs se sont succédés la parole afin d’aborder le point de vue des différents niveaux de pouvoirs sur le sujet. Dans l’ordre :

  • André Flahaut, Ministre d’État, Ministre de la FWB du Budget, de la fonction publique et de la simplification administrative
  • Maryline Charlier, Conseillère communale de Court Saint Etienne
  • Frédéric Daerden, Député – Bourgmestre de Herstal
  • Anne Lambelin, Députée wallonne – Présidente honoraire du CPAS de la Hulpe
  • Elisabeth de Kerchove, Coordinatrice Action Sociale Provinciale de la Croix-Rouge

Ce qu’on en retient :

  • En 2014, 788 points de distribution ont été recensés en Belgique dont 46 épiceries sociales en Wallonie.
  • En Belgique, la législation sur l’aide alimentaire a fait ses premiers pas à Herstal. Alors que son Bourgmestre était encore Député européen, il a imposé aux grandes surfaces de la commune, de plus de 1000 m², de proposer leurs invendus aux associations locales d’aide alimentaire, afin de faire face à la diminution de l’aide européenne en la matière.
  • Le système évolue mais il a ses limites … Premièrement, malgré les nouvelles circulaires, émises par l’AFSCA pour assouplir les procédures et les actes législatifs, la traçabilité, les dates de péremption et les étiquetages sont encore fréquemment causes de saisies. Deuxièmement, la demande des associations paraît souvent inférieure à l’offre des commerçants alors que ce n’est pas le cas. En cause : le manque de moyens de transports, de locaux adaptés à la quantité de denrées et de chambres froides. Troisièmement, le régime de la TVA, adopté par la Région wallonne, profite aux grandes surfaces, au détriment des associations d’aide alimentaire. Les premières bénéficient, en effet, d’un moindre coût pour l’évacuation des déchets alors que les secondes doivent payer les invendus qu’elles reçoivent et manquent souvent de ressources pour le faire.
  • Des start-up montantes, dont la belge « Foodwe » et l’internationale « Feeding forward », sont des plateformes qui mettent en contact les commerçants et les associations d’aide alimentaire. Certaines proposent même de se charger du transport.

En conclusion, il existe des initiatives publiques et privées pour palier à l’immense problème du gaspillage alimentaire. Malheureusement, les législations en matière d’hygiène se présentent souvent comme limite à ces initiatives. Pour davantage d’efficacité, la coordination entre les acteurs semble donc être la priorité.

Complémentairement à cette conférence, un triptyque, réalisé par le forum d’André Flahaut, sera distribué aux mutualités, CPAS, épiceries sociales, … qui le souhaitent. A l’intérieur de celui-ci, les infos et adresses utiles sur l’aide alimentaire en Brabant wallon.

J’ai finalement voté contre les recommandations du sénat sur la transposition des directives européennes au droit belge: explications

Capture d’écran 2015-05-20 à 16.37.56La transposition des directives européennes constitue un sujet important suite à l’influence grandissante de l’Union Européenne sur ses Etats membres. La multiplicité des intervenants nationaux et européens ainsi que la complexité des dossiers font que la transposition des directives reste complexe tout en étant essentielle au processus d’intégration européen. En Belgique, suite aux nombreuses réformes de l’Etat, pratiquement tous les services publics et administrations, fédéraux et régionaux, sont impliqués dans un ou plusieurs dossiers de transposition. C’est pour cette raison que le Sénat a décidé de se pencher sur le sujet, afin de faciliter le travail et la synergie entre les différents niveaux de pouvoir.

Alors que notre formation politique comprend la nécessité d’améliorer le processus de transposition des directives européennes au droit belge, je me suis vue contrainte de voter contre les recommandations formulées par le Sénat dans son nouveau rapport lors de la commission des matières transversales régionales de ce lundi 18 mai 2015. En effet, différentes recommandations formulées par la majorité fédérale vont à l’encontre même de notre programme progressiste et de résistance sociale :

-> Ainsi, alors que le PS s’est battu durant toute la discussion politique, les partis de la majorité fédérale ont simplement refusé d’intégrer les représentants des partenaires sociaux dans les acteurs à informer et à associer lors du processus de transposition des directives. Pour les socialistes, il semble pourtant indispensable de les inclure, en tant que pilier de notre société, dans cette étape.

-> De plus, dans leurs recommandations, les partis de la majorité fédérale ont décidé de limiter l’opportunité qui est offerte, à l’Etat fédéral et aux régions, de sur-règlementer une directive (action connue également sous le terme de Goldplating). Pour rappel, la directive européenne, lorsqu’elle est transposée, laisse aux Etats une marge de manœuvre dans la manière dont ils l’appliquent. Cependant, le rapport demande à l’Etat fédéral et aux régions de se justifier lorsqu’ils décident de pratiquer la surrèglementation. Cette décision remet en cause le droit européen et les fondements même de notre système juridique belge. De même, cette proposition pourrait, dans le futur, mettre notre système de protection sociale à mal !

Pour illustrer ceci par un exemple concret : si une directive européenne concerne les travailleurs, l’état belge peut, dans son application, prévoir des mécanismes de protections pour ceux-ci et, ainsi, rester cohérent avec sa ligne politique propre.

-> Enfin, la majorité fédérale recommande une modification de la loi spéciale du 12 janvier 1989, relative aux institutions bruxelloises de sorte qu’après une condamnation, les coûts puissent également être répercutés sur la Commission Communautaire commune. Dans son rapport, le Sénat recommande donc une modification du rôle de la COCOM. Or, la COCOM ne fut à aucun moment impliquée ni concertée lors des négociations en commission.

Pour ces raisons, j’ai décidé de voter contre le rapport d’information sur la transposition du droit de l’Union Européenne en droit belge qui sera voté en séance au Sénat le 29 mai.

La réinsertion : fil conducteur des IPPJ

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Avec les membres de la Commission de l’aide à la jeunesse du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, nous avons la chance de faire le tour des IPPJ de Wallonie et de Bruxelles afin de nous rendre compte de la réalité sur le terrain.

Le Brabant wallon compte deux IPPJ: l’un basé à Wauthier-Braine (centres ouvert et fermé) et l’autre à Braine-le-Château (centre fermé). Nous les avons visités.

Les adolescents qui y sont placés ont, en règle générale, entre 14 et 18 ans. Cependant,  il arrive que certains y soient déjà, exceptionnellement, admis à 13 ans et que d’autres n’en soient pas encore sortis à 19 ans.

Au total, 321 places et 5 dites d’urgence, sont réparties entre les 5 centres de Wallonie, qu’ils soient ouverts et/ou fermés.

Le recours à un type de placement ou l’autre se décide en fonction de la gravité de l’infraction commise par le jeune et de sa situation personnelle.

La réinsertion sociale est, en général, le fil conducteur des politiques menées en IPPJ! Dans chaque centre, différents programmes pédagogiques, correspondants aux différentes sections, sont mis en place afin de trouver la méthode de travail la plus propice à la réinsertion individuelle de chacun. La durée moyenne d’un placement s’étend de 6 à 9 mois et au cours de celui-ci, l’adolescent change régulièrement de section en fonction de son évolution personnelle.

Après une période d’observation par l’équipe pluridisciplinaire, le jeune fait l’objet d’un programme individuel d’intervention, présenté à l’autorité mandante et à son entourage. Les objectifs à atteindre sont donc très personnalisés!

Les diverses activités qui ponctuent une journée type, restructurent, tout d’abord, le mode de vie des jeunes et leur réapprennent à avoir confiance en eux. Au travers elles, de nouvelles habiletés sociales leur sont inculquées. On mise donc tout sur la « capacitation » du jeune. C’est-à-dire qu’on lui donne la possibilité de se prendre en charge lui-même, ce qui engendre en lui une prise de conscience sur ses capacités.

Les cours généraux, les ateliers professionnels, les activités sportives et les sorties, encadrées ou non, participent à un projet de réinsertion spécifique à chaque jeune dont la réussite dépend bien souvent de la collaboration avec la famille et/ou l’entourage.

Un des maillons de l’Aide à la jeunesse qui semble bien mené donc!  Cependant, les responsables, que nous avons rencontrés, réclament la mise en commun des données avec le SPF Justice pour davantage de cohérence ainsi qu’une distinction, dans la loi, au niveau du projet pédagogique, entre centre fermé et ouvert.

Ces visites, très intéressantes, nous ont permis d’observer que les secrets de la réussite résident dans la confiance, le travail en réseau, l’implication de la famille, la communication positive et les activités de réinsertion. Un travail considérable qui est encadré par les équipes d’éducateurs, d’infirmiers, de dirigeants et de professeurs que nous félicitons pour leur implication professionnelle absolument admirable.

Non au TTIP !

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Cela fait maintenant deux ans que l’Europe et les Etats-Unis négocient un accord visant la création d’une vaste zone de libre-échange: le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP ou TAFTA). Cet accord pourrait, dans un futur proche, affecter la vie de tous les citoyens belges! Ces derniers mois, ce projet est devenu un sujet de grande préoccupation, aussi bien en Belgique que sur l’ensemble du continent européen. Chaque semaine connaît son lot de manifestations et d’actions citoyennes allant à l’encontre de l’accord du libre-échange.

Mais finalement, qu’est-ce que le TTIP ?

Ce projet est l’héritier de l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) qui avait déjà à l’époque entraîné de vives protestations des mouvements de défense de l’environnement et de quelques organismes syndicaux. La médiatisation du mécontentement avait entrainé l’abandon du projet.

Le TTIP/TAFTA, qui n’est qu’une version modifiée de l’AMI, prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange, cela sous peine de sanctions commerciales ou d’amendes pour le pays contrevenant.
Ce serait donc un accord marchand entre ces deux acteurs qui viserait à éliminer les barrières commerciales dans de nombreux secteurs économiques afin de faciliter l’achat et la vente de biens et de services entre l’UE et les États-Unis.

Le Parlement Européen travaille actuellement sur une résolution concernant le TTIP/TAFTA qui sera votée en séance plénière début juin. S’il est vrai que cette résolution n’aura aucune valeur juridique réelle, son effet sur les négociations seront néanmoins important.

Si l’ont se fie aux annonces du PPE et du Parti Libéral européen, ce futur partenariat est une bonne nouvelle et aura un impact très positif pour l’économie européenne ainsi que pour les citoyens du vieux continent. Selon ses partisans, le TTIP pourrait « créer des milliers d’emplois, augmenter la croissance européenne, faire baisser les prix des produis, offrir plus de choix aux consommateurs et promouvoir l’influence de l’Union Européenne sur le reste du monde ». De même, les sympathisants du traité dénoncent tout discours allant à l’encontre du TTIP traitant les opposants d’aller à l’encontre des intérêts européens.

Pourtant, s’interroger au sujet du TTIP ne relève nullement de l’euroscepticisme, il s’agit, au contraire, d’éviter que ce type d’accord ne détruise notre précieux modèle de vie européen. Certes, il est important d’encourager et de renforcer les échanges économiques entre les économies européenne et américaine. Cependant, il ne s’agit pas d’autoriser tout et n’importe quoi au nom de la croissance économique! Il faut être conscient des dangers qui accompagnent un tel accord.

Justement, quels sont-ils ?

De nombreux députés européens, parmi lesquels les députés socialistes, dénoncent le manque de transparence des négociations qui se déroulent à huis-clos. La question de la transparence de ce traité qui changera à jamais la face de l’Europe est, dès lors, un enjeu majeur de ces négociations. Ainsi, le moteur des négociations est alimenté de manière presque exclusive, par les lobbyistes des grosses entreprises internationales. A ce titre, différentes initiatives citoyennes ont déjà été lancées pour dénoncer ce manque de transparence.

Selon les partisans du système, l’Europe connaîtrait une croissance exponentielle du PIB en cas d’accord de libre-échange. Cependant, les études les plus optimistes n’annonce qu’une augmentation de plus ou moins 0,5% d’ici 2027. Soit 0,05% par an ! De plus, pour atteindre ces résultats, l’Europe devrait se défaire de 80% des règlementations actuelles qui protègent ses consommateurs.

Le TTIP forcera l’ouverture des marchés publics, accentuera la mise en concurrence des travailleurs, écrasera les petits producteurs et abaissera les normes de protection sociales. Dans les faits, les tarifs douaniers appliqués entre les deux partenaires sont déjà assez bas. Les négociations porteront donc principalement sur la réduction des barrières non tarifaires. Et là, il est plus que probable que ce sont les travailleurs qui en payeront le prix !

Actuellement, le débat porte surtout sur la question de l’ISDS, soit le règlement des différends entre les entreprises et les Etats. Le mécanisme actuellement proposé permettrait à un investisseur qui se considérerait lésé par l’un des Etats du traité, de faire appel à une procédure d’arbitrage international en vue d’obtenir un dédommagement de la part de l’Etat visé par la procédure. Mais savez-vous que pour qu’un investisseur puisse attaquer un état via cette procédure, c’est près de 4 millions d’euros qu’il devra mettre sur la table? Quelle PME pourra se permettre ça? De plus, s’il y a des défaillances dans les cours et tribunaux publics, n’y en aurait-il pas encore plus dans les cours et tribunaux privés ?

Pour déjouer ces critiques, la Commission européenne enjoint les négociateurs et le futur traité de libre-échange à prendre en considération la gouvernance environnementale et de respecter les traités. Cependant, la Commission souligne que le futur traité ne devra pas, pour autant, permettre que ces normes environnementales servent un protectionnisme «déguisé». De plus, le chapitre concernant les normes environnementales ne présente aucune contrainte! Le TTIP pourrait, dès lors, engendrer une reconnaissance de l’UE de produits chimiques considérés comme sans risques aux Etats-Unis, mais qui ne sont pas autorisé actuellement en Europe.

Il faut donc être conscient des dangers face à la négociation de cet accord qui concerne moins la baisse des barrières tarifaires que l’harmonisation des normes et des réglementations non tarifaires. Ces règles renvoient à des sujets très sensibles tels que les OGM, le bœuf aux hormones, la puissance politique des grosses entreprises, etc. C’est pourquoi, pour le moment, il est important de revoir les accords de négociations et de procéder à une évaluation stricte de l’état d’avancement des négociations, dans la plus grande transparence.

Pour reprendre les négociations, le PS demande de procéder à une redéfinition du mandat de négociation qui contient :

->Le respect des clauses sociales et environnementales européennes
->Le maintien de notre sécurité alimentaire
->La lutte contre l’exclusion des services publics et d’intérêt général de toute   marchandisation (éducation, santé, culturel, eau etc.).
->Le retrait de la culture et de l’audiovisuel des négociations (car la culture n’est pas une simple marchandise).
->Une clause qui interdit aux grandes entreprises d’attaquer les Etats. Toutes les entreprises devant se conformer aux lois de nos Etats.
->Un respect absolu de la protection des données: pas d’espionnage, pas de fouille dans les emails des citoyens européens ou dans les documents confidentiels de nos entreprises.
->L’exigence d’une totale transparence des négociations.

Alors que le partenariat est présenté par certains comme l’antidote à la crise, les socialistes refusent que cet accord soit l’occasion d’obtenir une dérégulation sociale, environnementale ou sanitaire qui remettrait en cause tous nos acquis sociaux, et notre modèle de société !

Débat avec les élèves de rhéto de l’Institut Saint-Jean-Baptiste à Wavre.

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Mardi matin, j’ai eu la chance de participer à un débat entre les rhétos de l’Institut Saint-Jean Baptiste à Wavre et un représentant de chacun des 4 grands partis démocratiques francophones.

Les questions des élèves ont essentiellement porté sur l’enseignement, les études, les formations, le chômage et l’emploi. Un constat plutôt rassurant puisqu’il atteste l’intérêt des jeunes pour leur avenir.

Entre l’éventuelle suppression des bourses accordées aux élèves qui souhaitent partir en Erasmus à l’étranger, l’abolition du chômage pour les jeunes qui terminent leurs études après 25 ans, la remise en cause de l’efficacité du CEB et les différentes possibilités d’études dont on parle trop peu nous nous sommes longuement penchés sur la réforme du système scolaire.

Il vrai que, si les politiques se sont longtemps focalisés sur le décret inscription, il était tout aussi important qu’ils s’occupent du niveau de l’enseignement.

En effet, bien qu’il faille se méfier des chiffres qui font la réputation des écoles, on est un des pays d’Europe ou la disparité entre les bonnes et les mauvaises écoles est la plus forte.

Il faut dire aussi que, dans certaines écoles, les équipements sont obsolètes. Il n’y a pas assez d’ordinateurs pour le nombre d’élèves par exemple. C’est ce que déplorent les élèves.

Une des clés serait que la majorité d’entre eux suivent le même cursus le plus longtemps possible : un tronc commun donc !

Ensuite, il faut œuvrer pour une meilleure collaboration entre l’enseignement et les entreprises ainsi que pour la valorisation des métiers techniques afin que l’enseignement qualifiant ne soit plus perçu comme une solution d’échec mais de choix. Une manière de lutter contre le taux de chômage catastrophique des jeunes également puisque ces filières offrent d’office du travaille aux jeunes dès leur sortie de l’école.

Ce débat fût, en tout cas, à plusieurs reprises, l’occasion de rappeler aux élèves qu’avec l’intégration des personnes handicapées, l’aide aux jeunes et aux entreprises sont les deux grandes priorités du Gouvernement wallon.

Une visite du Centre national de surveillance électronique …

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Le 02 avril dernier, nous sommes allés visiter le Centre national de surveillance électronique avec les membres de la Commission « Aide à la jeunesse et Maisons de justice ». Voici ce qu’il en ressort …

« Changer le comportement des détenus afin de les réinsérer dans la société ». C’est le but de la surveillance électronique tel que décrit dans la première étude sur le sujet, réalisée en 1964 par les frères Schwitzgebel.

Cela étant, la surveillance électronique comporte une dualité dans son essence même. Il faut, en effet trouver un juste équilibre entre réinsertion sociale, aspect sécuritaire et sentiment d’impunité. Et pourtant, forcé de constater que le volet sécuritaire a pris l’ascendant sur le volet social.

La preuve : lors du mandat de la Ministre Annemie Turtelboom, de 2011 à 2014, le nombre de surveillances électroniques a fortement augmenté afin de lutter contre l’impunité. Sans moyen ni temps supplémentaire, les services ont donc dû s’adapter, au détriment de l’aspect social. Il n’y a, par exemple, aucun suivi social pour les peines de moins de trois ans et pour les détentions préventives.  Les justiciables, qui ne côtoient donc que les équipes techniques chargées de leur mettre le bracelet et d’installer la box, manquent d’informations.

Par ailleurs, compte tenu de l’absence de statistiques sur la valeur de la surveillance électronique, il serait intéressant de mener une étude de longue durée afin de mettre en exergue l’efficacité ou de pointer du doigt les carences du système et ainsi l’améliorer. Un bon moyen de convaincre, d’autant que les coûts sont moindres comparés à un séjour en prison !

Créé le 1er octobre 2000, en Belgique, le Centre national de surveillance électronique est, depuis le 1er janvier 2015, suite à la 6ème réforme de l’Etat, géré par la Fédération Wallonie-Bruxelles via l’administration générale des Maisons de justice. Ce qui n’empêche une cogestion avec la communauté flamande ! Les missions, quant à elles, restent prises au niveau fédéral par le Ministre de la Justice, Koen Geens. Le Ministre Madrane n’étant compétent que pour assurer l’application de la surveillance électronique. Par conséquent, la politique fédérale influe directement sur celle de la Fédération. Une incohérence institutionnelle qui n’aide en rien !

Rencontre entre les élus socialistes du BW et leurs citoyens

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Ce lundi 20 avril, j’ai participé à une soirée débat entre les élus du Brabant-wallon et leurs citoyens en la salle des mariages de l’Hôtel de ville de Nivelles.

Avec Dimitri Legasse, mon collègue député régional, Stéphane Crusnière, député fédéral, Isabelle Kibassa-Maliba, députée provinciale, remplacée par son chef de cabinet, et André Flahaut, Ministre du Budget, de la Fonction publique et de la simplification administrative, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous avons tenté de répondre au mieux aux nombreuses questions du public.

En tant que représentants de la population, élus par elle, nous nous devons, en effet, d’aller régulièrement à la rencontre des gens afin de leur faire le point sur le travail accompli et sur les projets en cours. Nous nous devons d’écouter leurs revendications, leurs inquiétudes, leurs problèmes et peut-être, dans la mesure de nos compétences, de leur apporter une solution.

C’est en allant sur le terrain et en passant du temps avec ses acteurs que l’on se rend le mieux compte de la réalité, de ce qui fonctionne bien et moins bien, de ce qu’il faut réformer ou pas.

J’en profite d’ailleurs pour réitérer ma disponibilité.  Vous pouvez me contacter par téléphone au 010/45.13.78 ou par email sur l’adresse a.lambelin@gmail.com

Une très bonne initiative donc de la part de l’USC de Nivelles que j’encourage à réitérer par les autres USC du Brabant-Wallon.

Soutien aux familles qui ont un enfant en situation de handicap

3% des bébés naissent, chaque année, avec un handicap. Environ 5000 !

Ces chiffres parus dans le Journal l’Avenir m’ont donné envie d’interpeler la Ministre de la petite enfance, Joëlle Milquet, sur les différentes formes de soutien que propose l’ONE pour accompagner les familles qui comptent parmi leurs membres un enfant en situation de handicap, ainsi que sur la faisabilité de créer des centres de rencontres réservés à ces familles et adaptés à celles-ci et à leurs enfants.

Concernant l’accompagnement de la future mère et de l’enfant dans le cadre des consultations prénatales, des activités qui y sont proposées et des services de liaison, ainsi que l’accueil de l’enfant en dehors de son milieu familial, les initiatives locales de l’ONE, s’adressent à toutes les familles, quelques soient leurs différences.

En outre, en 2010, l’ONE a mis sur pied un groupe à projet appelé « Task Force Handicap ». De ses travaux, ont débouché 11 recommandations, telles que le soutien à l’élaboration du lien parents-enfants, le développement des réseaux professionnels qui travaillent en collaboration avec les parents, … La mise en œuvre de ces dernières par les différents services est en cours,

Quant à la possibilité de créer des centres de rencontres réservés aux familles dont un enfant est en situation de handicap, la Ministre ne l’envisage pas ; L’enjeu étant, pour l’ONE, de faire de chaque lieu un lieu inclusif qui prend en considération les différences de chacun. Il revient donc aux professionnels qui accueillent les enfants et leur familles de veiller à une approche équitable en offrant écoute et pistes ajustées aux besoins de chacun.

Une argumentation que je partage, certes. Je ne mettrais, cependant, pas l’idée des centres de rencontre spécialisés de côté. Leur existence donnerait, en effet, la possibilité aux familles de choisir l’environnement dans lequel elles se sentent le plus à l’aise.

Comment vont les jeunes de 18-30 ans ? Mal !

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C’est le triste constat qui ressort de la conférence-débat, organisée à Louvain-la-Neuve par les Jeunes socialistes du Brabant-wallon, à laquelle j’ai participé lundi soir.

Moins de 10% des jeunes pensent que l’enseignement prépare bien au travail et au monde en général.

63% pensent que sans travail on n’existe pas.

5% pensent que voter permet de changer les choses.

55% pensent que les gens ont de moins en moins envie de vivre ensemble.

25% considèrent qu’ils ont la pire des vies.

5 chiffres alarmants et pourtant représentatifs de la dernière enquête du thermomètre Solidaris. Un programme d’enquêtes sociales et politiques, menées en collaboration avec la RTBF et Le Soir, présenté par Alain Cheniaux, Secrétaire général de la Mutualité socialiste du Brabant-wallon, à l’occasion de cette conférence-débat.

Le plus décevant est de se rendre compte à quel point les jeunes ne font plus confiance aux politiques!

Une évolution historique notable et encourageante, par contre, réside dans le fait que, malgré une vision de l’avenir très pessimiste, une majorité de jeunes disent avoir de très bons rapports avec leur famille et des parents fiers d’eux.

Après analyse de ces différents résultats et bien d’autres, la conclusion du thermomètre solidaris est sans appel : Seulement 17 % des jeunes sont acteurs de leur vie et 37% en sont « dépossédés » ! Les 46% restant, restant indécis.

La virtualisation du monde n’y est sans doute pas pour rien.  On devient dépendant des réseaux sociaux, sans cesse surveillés. Grands consommateurs du web, l’étude de la mutualité socialiste le prouve à nouveau, les jeunes ne sont pas épargnés. Au contraire !

Le rôle des médias, forts dans l’art de brasser des horreurs, non plus.

Alors quelles solutions leur apporter ? On ne fait pas de miracle bien sûr. Mais des campagnes de préventions peuvent, notamment, être utiles.

Avant tout, il faut miser sur l’éducation à la citoyenneté, dès le plus jeune âge !

Un bon exemple : le « Service citoyen ». Encore au stade de projet pilote en Belgique, il propose aux jeunes bénévoles qui le souhaitent de participer à une mission d’intérêt général pendant minimum 6 mois. L’occasion, pour eux, d’un développement personnel, de l’acquisition de compétences et de savoir être. Je vous invite donc tous à signer la carte blanche, que vous trouverez sur le site www.service-citoyen.be, pour que soit mis sur pied un véritable Service citoyen chez nous et que soit ainsi renforcée la cohésion sociale.

Faites-le en ayant en tête que si le sondage avait été réalisé après les attentats contre Charlie hebdos, ils auraient été encore plus tranchés. A méditer !!!

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme …

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« Les murs de sa maison gênent plus la femme qu’ils ne la protègent ». C’est par cette citation de Clara Zetkin qu’André Antoine, Président du Parlement Wallon, a débuté son discours lors du Colloque Les femmes au cœur des politiques wallonnes, organisé vendredi 06 mars au Parlement wallon,  dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme.

Actuellement, 43% d’élues siègent au Parlement wallon. Un chiffre, sans doute atteint grâce aux quotas car les capacités des femmes sont encore trop souvent sous estimées. En tant que jeune élue, j’ai, moi-même, été victime d’une double discrimination liée à l’âge et au sexe. Mes premières années en politique locale ont été parsemées d’embuches et de préjugés venant de certains hommes. Mais cela m’a rendue tellement plus forte !

Si beaucoup d’efforts ont été faits pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes, de nombreuses inégalités subsistent donc. Pas seulement des inégalités politiques mais aussi salariales, sociales,… Pour lutter contre ça, nous pourrions, par exemple, nous inspirer des politiques de genre appliquées dans les pays nordiques, où le taux d’emploi des femmes est au-delà des 70 % contre 56 % en Belgique.

Parmi ces évolutions, notons que le 11 avril 2014 a été voté, au Parlement wallon, le décret pour l’application des résolutions de la Conférence, des Nations Unies, sur les femmes, à Pékin, de septembre 1995 et intégrant le genre dans toutes les politiques régionales. Ce décret fût inspiré par la loi fédérale de « Gender maintsreaming » du 12 janvier 2007.

La mise en œuvre de ce Décret, en élaborant, notamment, un Plan Gender fait partie de la note de politique générale du Gouvernement wallon. Pour ce faire, chaque ministre s’est engagé à intégrer la dimension du genre dans deux ses politiques, en tenant compte des recommandations du Conseil wallon pour l’égalité entre les hommes et les femmes (CWEHF).

Ce colloque était une occasion symbolique pour présenter l’engagement des ministres. Maxime Prévot, Vice-Président et Ministre de l’Action sociale, de l’Egalité des chances et des Droits des femmes, étant aux commandes dudit plan, s’en est chargé et a ajouté : « L’objectif sera atteint si la notion de genre pénètre les esprits, pas seulement les textes. »

 « Les hommes et les femmes ne forment pas deux blocs distincts. Les uns et les autres doivent être considérés dans leurs singularités et leurs complexités ». Cette phrase est tirée du discours prononcé lors de la matinée par Marie Kremer, jeune actrice brabançonne wallonne, ambassadrice de la  matinée.

Comme elle, d’autres associations de femmes se sont exprimées sur le sujet. Des recommandations ont ainsi été faites au Gouvernement. Il lui a, entre autres, été demandé, par une représentante de la marche mondiale de femmes, de se démarquer de la politique hostile du gouvernement fédéral.

Née en 1996, la marche mondiale des femmes est un réseau mondial d’actions et de lutte contre la pauvreté et les violences faites aux femmes. Depuis, elle a lieu tous les 5 ans. Pour la 4ème édition, la « caravane féministe » est partie de la Turquie le 8 mars. Afin de diffuser largement les luttes et alternatives des femmes, elle passera par la Grèce, l’Italie, la Suisse, la France, la Belgique (fin juin-début juillet), l’Allemagne, la Hongrie et l’Autriche pour terminer son « tour de l’Europe » au Portugal le 17 octobre 2015.

Enfin, pour ne citer qu’elles, les Femmes prévoyantes socialistes voient en l’autonomie financière des femmes une priorité et en l’implication des hommes dans la problématique de l’accès à la contraception, une base pour leur émancipation.

Pour clôturer cette journée, j’ai, pour ma part, eu la chance de pouvoir répercuter quelques éléments de mon discours, prononcé le matin devant un public confirmé, lors d’un débat, organisé par La Maison de la laïcité de Nivelles, avec les élèves de rhéto de l’Athénée de Nivelles. De nombreuses questions pertinentes me furent posées par les étudiants ainsi qu’à Marie Arena et Isabelle Durant, les autres invitées du débat.

POWER TO WOMEN !

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Hier, j’ai eu la chance de participer à un diner/débat organisé par la fondation européenne d’études progressistes. La thématique: la différence de traitement salarial entre les hommes et les femmes. Le fil rouge du débat était axé autour de trois questions: (1)  Est-ce-que le combat contre ces différences de traitement salarial est la bonne manière de lutter contre les politiques d’austérité? ; (2) Que pouvons-nous faire, concrètement, pour lutter contre cet écart salarial? ; (3) Quelles bonnes pratiques ont déjà fait leurs preuves pour diminuer cet écart salarial et pour renforcer la croissance économique?

S’en est suivie une large discussion lors de laquelle plusieurs oratrices de grande expérience telles que Zita Gurmai, la Présidente des femmes PES, et Maria João Rodrigues, Vice Présidente du S&D Groupe au Parlement Européen, nous ont donné leur point de vue en la matière. Nous avons donc eu un échange très riche lors duquel elles nous ont invité à participer à leurs actions de terrain et nous ont présenté des modèles économiques et des politiques de genre ayant fait leurs preuves dans d’autres pays. Ainsi, les politiques de genre au Danemark et en Suède sont de bons exemples dont Belgique pourrait s’inspirer. Une action a particulièrement retenu mon attention: celle du « Equal Pay Day 2015 » lancée par le S.pa.

C’est donc en menant de telles actions de terrains, en misant sur l’éducation et en prenant en compte le genre dans la mise en place des politiques publiques que nous avancerons vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes.

Il y a encore énormément de travail et de progrès à faire dans ce domaine… alors.. retroussons-nous les manches !

Plus d’info sur le Feps? Cliquez ici !

De la nécessité de proposer un cours de citoyenneté aux élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles !?

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Le débat autour de la nécessité de former les élèves à une éducation citoyenne est réapparu au-devant de la scène médiatique.

Suite à cela, La Libre Belgique a publié un sondage, datant de 2012, que La Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel (FAPEO) a mené, en ligne, auprès de directeurs, enseignants et parents, sur un éventuel remplacement des cours de morale et religion par un cours de citoyenneté.

Si 54% des sondés de l’enseignement officiel sont défavorables à la suppression des cours de religion et morale, ils sont également 54% à être pour une formation citoyenne. En faveur du remplacement des cours de religion et morale par un cours d’éducation à la citoyenneté, par contre, on compte 82% des directeurs, un professeur sur deux et 55% des parents.

Parmi les sondés de l’enseignement libre, 45% sont étonnamment en faveur dudit remplacement, 49% sont contre et 6% sont restés sans avis.

Ces chiffres, datant de 2012 peuvent, compte tenus des événements de ces derniers mois, sans doute, être revus à la hausse.

Au vu de ces résultats, j’ai demandé à la Ministre de l’Education, de la Culture et de l’Enfance, Joëlle Milquet, quelle était sa réaction ?

La Ministre partage avec moi la nécessité de proposer un cours de citoyenneté à tous les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Si l’éducation à la citoyenneté est actuellement enseignée de manière transversale dans les cours généraux et dans ceux de religion et de morale, la déclaration communautaire prévoit, néanmoins, l’instauration d’un tel cours, en lieu et place d’une heure sur les deux prévues pour le cours de religion ou de morale.

En outre, Madame Milquet a réactivé la « commission citoyenneté », composée d’acteurs de l’enseignement, de la société civile, des cultes, de la laïcité et du monde académique. Cette dernière a pour objectif de rédiger un référentiel pour décembre 2015.

Quant à l’enseignement libre, il lui revient d’organiser son offre pédagogique de cette manière.

Le décret mission précise, enfin, qu’il faut préparer les élèves à devenir des citoyens responsables capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire pluraliste et ouverte aux cultes.

A suivre de près, donc ….

C’est la semaine du Parlement Jeunesse à la FWB ! 

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Ce lundi 16 février, le Président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philippe Courard, a ouvert la 19e session de la simulation du Parlement Jeunesse. Pendant toute une semaine, 72 jeunes âgés de 17 à 26 ans vont se glisser dans la peau de député(e)s et apprendre les rouages de la démocratie.

Les participants examinent durant une semaine quatre projets de décrets fictifs, de la lecture initiale au vote final, en passant par l’examen en commission. La simulation est non partisane, chacun n’étant tenu que par son opinion propre.

Cette année, il est important de saluer la présence de membres du Vlaams Jeugd Parlement, de jeunes Québécois, de représentants venus du Val d’Aoste en Italie ainsi que d’autres jeunes originaires de la Louisiane.

Intéresser le jeune au monde politique, c’est lui permettre de développer un esprit et un regard critique sur la société qui l’entoure. Dans une époque incertaine comme la notre, où la jeunesse s’éloigne de la politique et de ses institutions, une telle initiative est capitale et prometteuse d’avenir !

Souhaitons d’ores et déjà une excellente semaine à nos député(e)s en herbe !

6 février : Journée internationale de la lutte contre les mutilations génitales ! 

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Aujourd’hui, Vendredi 6 février, c’est la journée internationale de la lutte contre les mutilations génitales. En Belgique, environ 6.300 femmes en sont encore les victimes ! Avec Waris Dirie, luttons contre. Ni la culture, la religion ou les traditions ne peuvent justifier ces actes.

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La surveillance électronique en question.

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En ce 13 janvier 2015, j’ai interrogé le Ministre Madrane sur l’augmentation du nombre de pv adressés aux détenus en détention électronique. En effet, si l’on en croit les derniers chiffres de la police intégrée, 1860 procès-verbaux ont été dressés pour évasions de prisonniers en 2013, soit une augmentation de 12%. Dans ces évasions, sont également repris les détenus qui ne sont pas enfermés dans une prison mais qui bénéficient d’une surveillance électronique.

En 2013, 692 procès-verbaux ont été dressés pour non-respect des horaires. Ce chiffre est deux fois supérieur à celui de 2012. Il est vrai cependant que le nombre de détenus placés sous surveillance électronique a lui aussi augmenté.

Dans sa réponse, le Ministre m’a rassurée sur le fait qu’il comptait avoir une réflexion globale sur les conditions d’application de la peine en surveillance électronique. En effet, je précisais dans ma réplique qu’une détention sous surveillance électronique, si elle se présente comme une solution efficace dans bien des cas, doit s’appliquer au cas par cas. À titre d’exemple, imaginons qu’un détenu en surveillance électronique, fasse face à la precarité: un accompagnement social serait alors indispensable. Un deuxième exemple, malheureusement trop souvent illustré dans des cas malheureux, serait la situation d’un détenu ayant des antécédents de violences conjugales qui serait retenu chez lui, avec ses proches. Dans ce dernier cas, la surveillance électronique ne se présente pas nécessairement comme une solution réfléchie!

Il me tient donc à cœur que, au-delà des aspects logistiques et techniques qui sont abordés dans l’accord de coopération fraîchement signé en commission, l’on analyse les conditions d’applications de la peine en surveillance électronique et que l’on reste extrêmement attentifs aux dimensions humaines et philosophiques qui y sont liées.

10 décembre : journée internationale des droits de l’homme. 

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A l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, il est important de continuer à dénoncer les violations massives des droits humains commises dans le monde entier. Le slogan de cette année de L’Assemblée générale des Nations Unies est « Droits de l’homme, 365 jours par an », qui englobe l’idée que chaque jour doit être consacré à la lutte pour les droits humains. Cette lutte est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité.

Plus de 60 ans après sa publication, la Déclaration Universelle des droits de l’Homme est toujours davantage un rêve qu’une réalité. À titre d’exemple je citerai d’abord les femmes et les enfants qui sont encore trop souvent marginalisés de diverses façons; je citerai également la presse qui n’est toujours pas libre dans de nombreux pays; et enfin les contestataires qui sont, quant à eux, souvent réduits au silence dans bien des pays.

Même si quelques progrès ont été accomplis en soixante ans, les violations des droits de l’Homme empoisonnent encore quotidiennement le monde d’aujourd’hui.

Pourtant, au cours de ces dernières décennies, les manifestations politiques, sociales et économiques ont libérées le potentiel de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ainsi, au cours des 20 dernières années, le caractère universel des droits de l’homme a fait l’objet d’une compréhension beaucoup plus grande de la part des dirigeants. Des progrès fondamentaux ont été constatés concernant la responsabilisation en cas de violations des droits de l’homme, la protection et la promotion des droits des groupes marginalisés. De plus, l’avancée des droits des femmes et des enfants a également enregistré des progrès essentiels.

Les situations toujours préoccupantes dans certains pays d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie ou même d’Europe dévoilent néanmoins qu’une longue route s’étend encore devant nous.

En cette Journée internationale des droits de l’homme, il faut, dès lors, continuer à faire le nécessaire pour promouvoir la liberté, pour que les générations futures connaissent eux aussi la sécurité et la paix dans tous les pays!

N’oubliez pas d’allumer votre bougie pour soutenir Amnesty international ce soir..

(Ferdinando Palmeri pour Anne Lambelin)

1er décembre 2014: journée mondiale de lutte contre le sida

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Ce 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, est l’occasion de rappeler que la guerre contre le VIH est loin d’être gagnée. En 2013 en Belgique, 1115 personnes ont appris qu’elles étaient contaminées par le virus du SIDA. Si ce chiffre représente une baisse, par rapport à 2012, il reste très élevé.

Près de la moitié des nouveaux cas de VIH sont diagnostiqués tardivement. Or une maladie détectée plus tard est également plus difficilement guérissable et surtout, la possibilité d’une transmission s’accentue. Ceci s’explique en grande partie en raison d’un niveau de connaissance de la maladie qui demeure bien trop faible.

De plus, les statistiques cachent trop souvent une dure réalité: celle des inégalités entre l’Europe et le reste du monde. Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, l’objectif de réduire le nombre des contaminations ne pourra être atteint.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site officiel de la journée mondiale et œuvrons ensemble pour éradiquer le sida.

Site officiel : http://preventionsida.org/

(Ferdinando Palmeri pour Anne Lambelin)

Conférence de l’association des anciens parlementaires francophones

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Ce mardi 18 Novembre j’ai eu l’honneur d’intervenir, en tant que plus jeune députée Wallonne, à un colloque organisé par l’Association des Anciens Parlementaires Francophones de Belgique (AAPF). Cet évènement, qui s’est déroulé au sein de l’hémicycle du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avait pour thème « Parlementaire : une fonction ou une vocation ? ».

C’est au côté du Sénateur et professeur de droit constitutionnel à l’UCL, Francis Delpérée, et de Manuel Lambert, juriste et assistant à l’ULB, que j’ai pris la parole. Etaient également invités à assister au débat, les étudiants de l’Ecole de Sciences Humaines et sociales de Mons.

La conférence fut portée par une réflexion sur les avantages et les inconvénients de la démocratie représentative et de la démocratie directe. Le point central de la discussion concernait l’essai de David Van Reybrouck intitulé « Contre les élections », dans lequel l’auteur défend un système démocratique basé sur le tirage au sort. Nos trois interventions ont laissé la place à une séance de questions/réponses qui fut l’occasion pour les différents invités d’échanger leurs visions sur la problématique.

Un échange de point de vue enrichissant a démontré toute la difficulté du sujet. En effet, si le système de « tirage au sort » proposé par l’auteur présente une utopie séduisante, il ne fait aucun doute qu’il se heurte aux limites de la démocratie directe.

Cérémonie de clôture du service citoyen

imageCe vendredi 24 octobre s’est déroulée, dans la salle des congrès du Parlement Fédéral, la cérémonie de clôture du Service Citoyen.

La Plateforme pour le Service Citoyen fédère près de 200 organismes ainsi qu’un large réseau de personnes autour de la création d’un Service Citoyen en Belgique avec pour but ultime, la mise sur pied de projets via l’instauration d’une Loi.

L’organisation transmet aux jeunes l’envie de vivre en société et de participer à sa construction. Ce projet de société, résultat d’une politique de jeunesse transversale ambitieuse a pour objectif de renforcer la cohésion sociale et de permettre la création d’une nouvelle dynamique de société.

La plateforme veut rendre accessible le Service Citoyen à tous les jeunes de 18 à 25 ans dans le but de favoriser leur développement personnel ainsi que leur intégration dans la société en tant que citoyens responsables, actifs et solidaires.

Chaque année, la cérémonie de clôture permet de rendre compte des actions menées par la plateforme. Cérémonie à laquelle j’ai participé ce vendredi 24 octobre. Au cours de celle-ci, de
nombreux projets et de poignants témoignages furent exprimés par les différents acteurs issus de l’association mais également du monde politique.

A cette occasion, deux petits reportages furent projetés:
Le premier s’intéressait à une action menée par les jeunes auprès de personnes âgées. Ces extraits portaient un regard saisissant sur les différences de points de vue entre les jeunes et les ainés vis-à-vis de notre société.
Le second court-métrage nous a emmené sur la route de Saint-Jacques de Compostelle où 12 jeunes membres du Service Citoyen ont réalisé un extraordinaire périple, poussant des personnes à mobilité réduite sur plus de 100 kilomètres.

Une séance de témoignages, de jeunes ayant participé aux différentes actions du Service Citoyen, s‘en est suivie. Retenons par exemple les témoignages de Massimo, Marie et Richie, qui, en plus d’avoir vécu une expérience inoubliable semblent avoir trouvé leur vocation dans l’aide au personnes ou dans la citoyenneté en général.

La Cérémonie de clôture s’est terminée par la remise des certificats aux jeunes par des personnalités publiques et politiques.

(Ferdinando Palmeri pour Anne lambelin)

Rentrée du sénat: 14/10/2014

imageUne rentrée agitée et pourtant peu médiatisée s’est tenue au Sénat ce 14/10/2014. En effet la sixième réforme d’État modifie substantiellement les compétences du Sénat qui se constitue désormais en trois commissions: la première portant sur les matières transversales et communautaires; la deuxième sur les matières transversales et régionales ; et la troisième portant sur les affaires institutionnelles.

Plus de commission consacrée à l’égalité des chances, donc, et plus de commission consacrée aux relations extérieures… Ces deux compétences seront intégrées respectivement dans la première et la deuxième commission.

Je serai, moi même, membre effective de la commission des affaires transversales et régionales (prenant en compte les relations extérieures).

Alors, que devient le Sénat aujourd’hui? C’est à nous, sénateurs de communautés et sénateurs cooptés de mettre en œuvre cette sixième réforme d’État. Je pense, à titre personnel, que son rôle sera indispensable car, lorsque l’on voit le contexte fédéral belge actuel, on comprend que l’institutionnel, même s’il n’est « pas pris en compte dans l’accord de gouvernement », arrivera tôt ou tard sur la table. D’autre part, les compétences fraîchement transférées d’un niveau de pouvoir à l’autre  occuperont certainement une grande place dans la réflexion au Sénat.

Une chambre capable de régler des conflits d’intérêts entre différents niveaux de pouvoirs? Une chambre qui abordera des sujets de transversalité et qui pourra faire avancer les travaux dans les régions, les communautés et au fédéral? …

Nous voulons avancer et sommes prêts à donner au Sénat tout le sens  qu’il mérite dans ce contexte politique difficile.

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